Stockholm
Kungliga Tekniska Högskolan – janv- juin 2004

 

Ecole du Futur

L’exercice consiste en une école pour 500 enfants de 6 à 16 ans, tout en demandant une réflexion sur l’éducation actuelle mais surtout future et comment cela peut influer sur l’espace et son utilisation. Le site se trouvant dans le sud de Stockholm entre une zone de logements nouvellement aménagée et un ancien quartier résidentiel et industriel.

Le projet a débuté par un travail de souvenir de notre propre expérience de l’école puis un travail de recherches et d’analyse sur les différents systèmes d’éducation. Ensuite nous avons continué avec l’analyse du site, j’ai décidé de faire une approche plus sensible du lieu, quelles sont mes impressions… et pour cela j’ai écrit une histoire, choisissant un personnage et un objet. Voici cette histoire et comment je l’ai utilisé pour arriver au bâtiment final :

 

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Il regarde devant lui et se demande ce qu’il fait là – comment est-il arrivé ici? Il surplombe un espace vide où passe un train – tout comme cette tour qui semble vouloir garder un oeil sur tout ce qui bouge ci-bas – Mais bientôt il sent une présence derrière lui – il se retourne et se retrouve face à face avec une ancienne usine en brique jaune qui semble vouloir lui dire quelque chose -

 

 

 

 

 

 

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Mais sans avoir le temps de comprendre, il est confronté à une rangée de bâtiments – que s’est-il passé? comment est-il arrivé là? se tenant là devant cette barrière, un sentiment de vide l’en–vahit – est-il en train de rêver? est-il mort? est-il possible de ne rien ressentir? Mais bientôt ce sentiment est remplacé par quelque chose d’autre – il vient d’apercevoir la montagne – cela réson–ne en lui -il se souvient – il est revenu du pays imaginaire pour chercher quelque chose – mais quoi? il doit se rapprocher pour savoir?

 

 

 

 

 

 

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Mais déjà il ne se trouve plus au même endroit, il est en train de marcher au coeur des grands bâtiments – il doit s’échapper – il suffoque – il est confronté à un obstacle – il ne peut pas traverser mais il se sent comme apaiser par la présence de l’eau – il se retourne – les bâtiments semblent s’être refermés derrière lui – il aperçoit un pont – un train passe dessus – une possibilité de s’enfuir – il s’en approche -

 

 

 

 

 

 

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Mais voilà qu’il se trouve à un autre endroit – il sursaute surpris par le bruit d’un éboulement – on démolit une vieille usine – mais déjà celle-ci est remplacée par un de ces bâtiments qui le remplissent d’un sentiment de vide – et la montagne de nouveau se retrouve devant lui -il essaie de ne pas la perdre des yeux – de s’accrocher à ce moment – il essaie de comprendre ce qui lui arrive – pourquoi n’arrive-t-il pas à contrôler ce qui se passe? il se souvient qu’au pays imaginaire tout se déroulait normalement – est-ce pour cela qu’il était parti – pour lui échapper? mais alors pourquoi être revenu? et pourquoi ici? Le temps se moque de lui – il ne veut pas le laisser partir – peut-être doit-il comprendre pourquoi il est ici pour le contrôler – Mais un bruit détourne son attention

 

 

 

 

 

 

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et il marche maintenant le long d’une large route – il se sent attiré par quelque chose mais en même temps il voudrait s’enfuir mais c’est impossible, ces bâtiments semblent lui interdire le passage de même que ces tunnels de l’autre côté de la roue qui ne semblent mener nul part -

 

 

 

 

 

 

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Et bientôt il se retrouve au même endroit que lorsqu’il est arrivé – la tour semble maintenant lui montrer quelque chose – il se sent soulagé – pourquoi? il descend – traverse les voies qui semblent mener à la montagne – mais il sait maintenant où il doit aller – il traverse la route et se retrouve au milieu de tout – il se sent plus calme – il voit clairement le parcours qu’il a fait – comment et pourquoi il est venu ici -

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il ramasse le livre qui se trouve à ses pieds – l’ouvre et…

 

 

A partir de cette histoire, je me suis demandée ce qui en ressortait, quelles impressions étaient les plus fortes, quels moments, quels lieux pour finir. Après les avoir repérés, je les ai construit en maquette, non pas tels qu’ils sont en réalité mais tels que je me les représentais. En même temps je me suis mise à penser à la disposition des différentes fonctions dans l’école, ce qui m’a donné la troisième maquette.
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De chacun de ces trois moments j’ai créé une maquette, trois espaces intérieurs que je pouvais intégrer dans l’école. Je les ai ensuite dessinés sur un plan du site et j’ai essayé de les relier en m’imaginant marcher dans le bâtiment. J’ai ainsi obtenu un plan qui est assez semblable au plan final mais que j’ai retravaillé pour hiérarchiser les espaces, les rendre plus lisibles.

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organisation

 

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plan du toit

 

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coupe 1

 

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coupe 2

 

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Université satellite

 

Le projet est celui d’une université utilisant l’enseignement à distance. Sur trois sites différents que nous devions choisir – un à Stockholm, un dans un pays où nous avions été, et un pays dans lequel nous aimerions aller – nous devions proposer trois bâtiments, en réfléchissant sur les connections entre ces trois universités, s’il existe une hiérarchie entres elles etc. Nous devions également nous interroger sur ce qu’est ou ce que peut devenir l’enseignement à distance, quelles sont les techniques qui le permettent, comment interviennent-elles dans cet enseignements etc.

 

Pour commencer ce projet je suis partie d’une réflexion sur la culture des deux pays que j’ai choisi, le Japon et l’Islande mais aussi sur la connexion internet, que se passe-t-il quand deux personnes se connectent? quelque chose disparaît-il? ou quelque chose comme cela – cela diffère d’une conversation face à face – il y a quelque chose que l’on ne peut pas vraiment définir. De ces différentes réflexions je suis arrivée à l’eau, tout d’abord car elle relie les pays mais également car elle est présente dans les différentes cultures et dernièrement car pour moi il s’agit d’une image de cette connection internet – quelque chose que l’on ne peut pas vraiment approcher, connaitre. J’ai commencé donc à m’y intéresser tout d’abord comme une image puis ensuite d’un point de vue plus pragmatique, et ce qui m’a le plus intéressé ce sont les différentes étapes de transformation de l’eau : la glace, l’eau liquide et la vapeur, cela m’a fait penser encore une fois à la connection, au début on a quelque chose de concret et cela se transforme pour devenir quelque chose d’autre, de plus évanescent mais qui ne disparaît jamais complètement comme la vapeur, et cela peut retourner à son état d’origine.

 

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On retrouve dans le bâtiment ces trois états de l’eau, l’entrée se fait dans ce qui symbolise le bloc de glace. Puis le bâtiment est comme décomposé par l’eau qui ruisselle de ce bloc – toute la circulation se fait en effet sur des pierres alors que le reste du sol est de l’eau – les boîtes qui se détachent sont comme la vapeur. Dans ces boîtes il est possible de se connecter de trois manières différentes – dans la boîte de forme carrée, les quatres murs sont des écrans, il est possible d’avoir des vidéos conférences pour une ou plusieurs personnes, la lumière vient des écrans – dans la grande boîte rectangulaire il s’agit d’une connection normale, une personne par ordinateur, les murs sont en tempur et la lumière est zénitale – dans la plus petite boîte il s’agit d’une connection pour une personne, le volume de la pièce peut changer, les murs sont en effet remplis d’air et en tissu, on peut donc être assis, debout, allongé, la lumière vient ici des murs. Pour l’atmosphère de ces boîtes, je suis encore partie de la vapeur, quelque chose dans lequel on est comme isolé, comme dans une sorte de cocon et de très lumineux.

 

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plan

 

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coupe

 

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Suite

 

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